Les partenaires financeurs

Le projet sur l'histoire et les mémoires du Camp de Gurs est réalisé avec le soutien financier de l'Etat (dans le cadre du FNADT - Fonds National d'Aménagement et de Développement du Territoire) et la Région Nouvelle-Aquitaine.

Le Camp de Gurs est le témoin d’une histoire commune du Béarn, au temps de la guerre civile d’Espagne, puis aux heures sombres de l’Occupation durant la seconde guerre mondiale. Construit par la IIIème République, il est ouvert au printemps 1939. Conçu pour être éphémère, il fonctionne jusqu’en 1945. Plus de 60 000 personnes d’une cinquantaine de nationalités y sont internées, dans un camp entouré de 250 kilomètres de barbelés aux conditions de vie indignes.

Combattants républicains espagnols et brigadistes internationaux, indésirables du régime de Vichy et opposants politiques, Juifs et Nomades composent la communauté des “damnés de Gurs”. Outre les privations et la dureté de la vie quotidienne, le camp de Gurs est aussi pour la majorité des Juifs enfermés à Gurs une étape mortifère de l’implacable logique de la Shoah. Mais l’histoire révèle aussi son lot de résistances, de solidarités. Ces gestes, petits ou héroïques, qui témoignent de la capacité d’action qui réside en chacun de nous. Le camp est totalement détruit à la Libération.

Le Camp de Gurs en novembre 1939 (Archives Nationales, F7-15125)

Depuis plus de 40 ans, les acteurs associatifs locaux comme les partenaires allemands et espagnols, militent pour la création d’un équipement qui soit à la hauteur de l’histoire du lieu. Les communautés mémorielles sont multiples au camp de Gurs. Cet élément est central. C’est le sens de ce projet engagé, mené avec humilité et ambition : au-delà des différences, donner les clés de compréhension d’une histoire plurielle qui s’incarnera dans un lieu commun de rayonnement européen. Aujourd’hui, les aménagements prévus du site et la construction d’un bâtiment permettant d’accueillir le public autorisent à projeter l’avenir, au-delà de la transmission de l’histoire et des mémoires, au service de l’éducation à la citoyenneté.

Un projet pour l’avenir (Agence LeibarSeigneurin, 2025)

L’ouverture au public est prévue en 2029. Dès 2026, des actions partenariales, éducatives et culturelles, sont déployées, accompagnant la réalisation des travaux. Ces trois années vont permettre d’expérimenter des offres nouvelles, de mettre en œuvre des dynamiques collectives et d’inscrire le projet dans son rayonnement européen.

Plan de financement